« Il n’est jamais trop tard pour bien faire », ce week-end cet adage a vraiment été mis en pratique avec cette première expérience qui m’a carrément faite sortir de ma zone de confort : donner mon sang !

Tout a commencé par une affiche à la mairie de Blagnac, ville près de Toulouse où nous habitons depuis quelques mois, nous attendions notre tour avec Monsieur chéri pour nous inscrire sur les listes électorales, quand nous avons vu défiler sur l’écran « Collecte de sang à Blagnac le mois prochain ». Je regarde mon chéri et je lui dit que j’aimerai bien le faire depuis un moment mais que j’ai carrément la trouille : non pas des aiguilles car les prises de sang me laissent complétement indifférente, mais j’ai peur de l’inconnu (d’avoir mal ou un malaise, comment on se sent après, etc.)

Monsieur chéri étant donneur de sang régulier nous en avions déjà parlé mais je n’ai jamais osé franchir le pas, une amie donne aussi régulièrement alors je lui pose des questions… j’ai vraiment envie de faire ce geste car cela peut sauver une vie : c’est décidé je vais tenter l’expérience !

J’ai regardé sur le site de EFS Etablissement Français de don du Sang quelques conseils pour le jour J, grosso modo :  bien manger le matin, bien s’hydrater (jour J et jours précédents si possible), éviter la consommation d’alcool.

 

LE JOUR J | LES ÉTAPES

D’abord on remplit un questionnaire sur son hygiène de vie : santé, voyages, sexualité, etc. puis on s’inscrit après d’une personne qui vérifie votre identité, informations personnelles et vous explique le déroulé du don.

On passe en entretien avec un médecin qui vérifie votre questionnaire et vous pose des questions complémentaires, s’assure que vous avez bien mangé et bu le matin, prends votre tension et pratique un test indolore (on prélève une goute de sang sur le doigt) pour vérifier votre taux hémoglobine car on ne peut pas donner si on a moins de 12 g/dl pour les femmes et à 13 g/dl pour les hommes. A noter : en plus des conditions d’hygiène de vie et de bonne santé on ne peut pas faire de don de sang si on pèse moins de 50 kilos.

Après avoir obtenu le feu vert du médecin on peut s’installer pour le prélèvement : l’infirmière pose l’aiguille (vraiment pas douloureux) qui est relayée à la poche pour récupérer le sang et c’est parti ! La durée de prélèvement dure en moyenne 10 minutes mais cela peut être +/- rapide en fonction de la taille des veines (donc du débit), la quantité prélevée est calculée en fonction du profil du donneur.

Après le don on doit éviter de rester debout pendant 20 minutes au minimum du coup on s’installe à table où une collation est offerte : boissons, viennoiseries, fruits, charcuterie… afin de vous restaurer et de vous reposer quelques instants.

MON VÉCU | RETOUR

En premier j’ai envie de dire : si j’avais su je n’aurais vraiment pas attendu aussi longtemps ! C’est bien dommage d’avoir perdu tout ce temps mais la bonne nouvelle c’est qu’on peut donner jusqu’à l’âge de 70 ans, quatre fois par an pour les femmes et 6 fois pour les hommes (en respectant un délai de 8 semaines minimum) donc je peux encore donner mon sang plein de fois !!!

A Savoir : peut-être que vous ne pouvez pas donner à un moment donné pour diverses raisons (je suis passée juste avec 12,5g/dl hémoglobine) mais ce n’est pas définitif vous pouvez retenter ultérieurement 😉

Le prélèvement : franchement cela ne fait ABSOLUMENT PAS MAL que se soit la pose de l’aiguille ou le temps de remplissage de la poche, aucun soucis. Honnêtement mon plus gros ennemi c’était la peur de l’inconnu et la mentalisation du truc, aussi j’ai fait de la « respiration consciente » et pensé à l’idée que ce geste allait peut-être sauver une vie. Je n’avais pas de notion du temps et j’avais peur de trouver le temps long quand l’infirmière m’a dit « c’est presque fini », ma poche s’étant remplie très rapidement, cela a passé très vite.

Après :  je me suis levée tranquillement puis je suis allée me restaurer avec mon chéri et les amis habitués venus avec leurs filles : j’ai trouvé cela génial que ces petites puissent avoir une vision « banalisée » du don du sang, c’est une certaine forme d’éducation à la citoyenneté. Du coup ce temps de récupération est non seulement indispensable mais sur le plan humain et social c’est aussi un moment très agréable.

Retour maison et lendemain : une bonne sieste, beaucoup d’eau pendant 48h, j’ai pris des granules de Ferrum Mettalicum que j’avais car tendance à anémie en Fer. A part une légère fatigue le jour J on ne peut pas dire que se soit difficile à supporter.

CONCLUSION

La fille de mon amie m’a demandé pendant le prélèvement « Cela fait mal ? » je lui ai dit « Non pas du tout » elle m’a répondu « Cela fait du bien ? » je lui ai répondu « Oui cela fait du bien de faire une bonne action ! », car oui c’est vraiment un sentiment formidable que de se sentir utile.

Il n’est jamais trop tard  pour cela et je voulais vraiment faire part de mon expérience pour donner envie aux personnes, qui comme moi ont hésité longtemps par peur de l’inconnu, de donner du sang (ou plaquettes/plasma).

Mon petit plus : pourquoi ne pas faire de cette journée une fête ? Challengez-vous pour la bonne cause : venez en famille, entre amis, en amoureux et célébrez-vous après ! Félicitez-vous…pour ma part je me suis remerciée d’être en assez bonne santé pour pouvoir faire ce geste et je suis partante pour la prochaine collecte de sang. Et vous allez vous tenter l’expérience ? Cap de créer une team collecte pour la prochaine fois ?

👉 LE SITE DE L’EFS

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